mardi 22 avril 2008

Résumé du troisième épisode (1728 - 1730) + index des personnes citées & lexique

Sur un nouveau coup de tête, Jean-Jacques regagne Annecy - où sa bienfaitrice ne l'éconduit pas. La familiarité la plus douce s'établit alors entre Petit et Maman. Il faut trouver un état au jeune homme. Un séjour au séminaire lui apprendra vite qu'il n'est pas fait pour être prêtre. Mais il a du goût pour la musique, et s'attache au maître de musique de la cathédrale. L'accompagnant dans un voyage à Lyon, il abandonne en pleine rue le malheureux, victime d'une crise d'épilepsie. Ce sera son troisième aveu.
Jacques Voisine
Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau

Les représentations du troisième épisode ont débuté le 13 mars 2008


INDEX DES PERSONNES CITÉES DANS CET ÉPISODE

Jean-Claude Gaime (1692 – 1761), précepteur des enfants du comte de Mellarède, ministre de l’intérieur du roi de Sardaigne.

Ottavio Francesco Solaro, comte de Gouvon et marquis de Broglie (1648 - …), gentilhomme de la chambre du roi, ministre d’Etat, ancien ambassadeur en Suisse et en France, gouverneur du prince Amédée de Savoie-Carignan.

Maria Vassallo di Favria avait épousé Giuseppe Roberto, marquis de Breil, ambassadeur à Vienne depuis 1720 et fils aîné du Comte de Gouvon.

Carlo Vittorio di Govone, né d’un second mariage du comte de Gouvon, futur abbé de Santa Maria del Vezzolano, en 1743.

Carlo Giuseppe Solaro, comte de Favria, était le fils du marquis et de la marquise de Breil, petit-fils du comte de Gouvon.

Pauline Gabrielle de Breil (1712 - …), sœur du comte de Favria, elle épousera Cesare Alfieri di Sostegno.

François-Robert Mussard (1713 - 1777), peintre miniaturiste, établi à Paris dès 1735.

M. Bâcle, l’un des quatre fils du chirurgien Joseph Bâcle, probablement Etienne ou Pierre.

Anne-Marie Merceret (1710 – 1783), née à Salins. Sa mère était originaire de Fribourg, où la famille s’installera en 1730, et où elle mourut. Son père était organiste.

Claude Anet, né à Montreux en 1706, était le neveu du jardinier de M. de Warens ; on pense qu’il avait préparé sa fuite en même temps que sa maîtresse, et il se convertit le 26 mars 1726. Il était apprenti chez un menuisier de Chambéry établi à Annecy, chez qui il s’était engagé à loger, et il ne rentra donc chez Mme de Warens qu’en juin 1729.

Paul Bernard d’Eaubonne, né vers 1685, colonel des milices bernoises et châtelain de Morges.

Aimé Gros (1677 – 1742), natif de Gex. Le séminaire d’Annecy, fondé en 1633, était dirigé par les Frères de Saint-Lazare ou lazaristes.

Jean-Baptiste Gâtier (1703 – 1760), était originaire de Cluses, dans le Faucigny, terre du Duché de Savoie, et devint en 1750 curé de Saint-Pierre de Curtille.
Jean-Jacques a écrit : je fis des deux seuls Prêtres (M. Gaime & Gâtier) que j’eusse trouvés vraiment dignes d’attachement et d’estime l’original du Vicaire savoyard.

Jacques-Louis-Nicolas Le Maître, né en 1701 ou 02, maître de la musique du chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Genève résidant à Annecy.

Venture de Villeneuve

Louis-Emmanuel Reydellet (1692 – 1743), curé de Seyssel en 1712.


Lexique du Livre troisième

Ce livre couvre la période de décembre 1728 à avril 1730

Ce qu'elles voyaient n'était pas l'objet obscène, c'était l'objet ridicule : c'est à ses fesses que Jean-Jacques fait ici référence.

et ces idées tenaient mes sens dans une activité très incommode dont par bonheur elles ne m’apprenaient point à me délivrer : on croit très communément au XVIIIème siècle que la masturbation provoque de nombreuses maladies.

quoique sachant qu’elle n’était pas scrupuleuse : qu’elle n’était pas d’une grande exactitude en matière de morale.

Je les attisais par les plus extravagantes manœuvres : Jean-Jacques évoque ici son goût pour l’exhibitionnisme.

aux personnes du sexe : aux personnes qui appartiennent au sexe féminin.

de me délivrer bientôt et de leurs tricots et d’elles : diminutif de trique, bâton gros et court, ici, des manches à balais.

Il était jeune encore et peu répandu : il ne voyait pas beaucoup de monde.

il n’avait pas assez de crédit pour me placer : position sociale, ici, dans le sens de pouvoir.

mon génie ampoulé : forme d’esprit contraire au bon goût par exagération, manière de penser et de dire pleine d’emphase, ridicule pour traiter de choses communes.

il me mettait en chemin de devenir quelque chose : acquérir une position sociale.

des affaires virent à la traverse : firent obstacle.

Je ne m’oubliais point : je ne perdais point la conscience des différences des rangs et de mon devoir.

une petite fontaine de Héron : fontaine nommée d’après Héron d’Alexandrie, mathématicien grec du IIème siècle après J.-C. ; elle se compose de deux bassins et fait jaillir l’eau par compression.

La fontaine se cassa près de Bramant : Bramans, localité de Savoie, entre Lanslebourg et Modane.

Elle savait sur quel pied j’y étais : dans quelles conditions matérielles.

Sur la manière dont je devais correspondre : répondre par ses sentiments, par ses actions.

Mais on y trouvait la propreté : netteté, manière convenable dans les meubles.

Son domestique : terme désignant collectivement tous les serviteurs de la maison.

et voyant qu’ils anticipaient sur ses rentes : constituaient une dépense prise sur les recettes à venir.

Maman : le terme de « maman » semble avoir été en usage en Savoie à l’égard de la maîtresse de maison, mais le rapport est plus étroit pour Jean-Jacques qui parle d’elle comme de « la plus tendre des mères » et qui, devenu son amant, aura le sentiment de commettre un « inceste ».

Mes regards indiscrets n'allaient jamais furetant sous son mouchoir : pièce de linge qui cache la poitrine.

tandis qu’elle était à vêpres : heure de l’office, entre nones et complies, désignant l’office religieux du soir.

C’était un jeune abbé faucigneran : originaire du Faucigny, ancienne province des Etats sardes, qui constitue aujourd’hui une partie du département de la Haute-Savoie.

Il est singulier qu’avec assez de conception : faculté de comprendre les choses.

malgré tant de préjugés rebutants sur mon compte : le terme de « rebut » ou le verbe « rebuter », repousser avec rudesse, viennent fréquemment chez Jean-Jacques, comme illustration de la difficulté de ses relations en société. « Rebutant » a ici le sens de « capable de décourager ».

le bel et noble habit des chanoines : un habit bleu et rouge porté dans le chœur lors des offices.

les chasubles des prêtres : vêtement d’église en forme de manteau à deux pans que le prêtre revêt par-dessus l’aube et l’étole pour célébrer la messe.

les mitres … : haute coiffure triangulaire portée par les évêques, les abbés et anciennement par les chanoines.

… des chantres : qui est chargé de chanter lors de l’office.

le beau surplis fin : vêtement de lin, à manches larges, plissé, descendant à mi-jambes, porté à l’église par le prêtre ou un officiant.

pour un petit bout de récit : « nom générique de tout ce qui se chante à voix seule, ce mot s’applique même en ce sens aux instruments », Rousseau, Dictionnaire de musique.

forçait de vicarier pour passer son chemin : se disait des musiciens itinérants qui offraient leurs services dans les églises.

Il accueillit le jeune passager : qui ne s’arrête point dans un lieu.

de belles manchettes d’effilé : linge à franges, que l’on portait généralement en tenue de deuil.

qui n’allait pas gueusant : gueuser : faire son métier de demander l’aumône.

La haute-contre : la plus aiguë des voix d’homme.

on lui offrit sa partie à prévoir : étudier d’avance.

Cette gasconnade : vantardise ; les militaires gascons passaient pour hâbleurs.

Un bon préservatif contre cet excès : un bon moyen de se prémunir contre.

Seyssel : petite ville dans l’actuel département de l’Ain, à 35 km d’Annecy.

battre la campagne : dire beaucoup de choses inutiles.

Le maître de musique de Belley se fit honneur de ses meilleurs ouvrages : se faire honneur de quelque chose : s’en honorer, s’en parer. Le maître de musique de Belley fait jouer ses propres œuvres pour les soumettre à l’approbation de Le Maître.

Le Maître fut saisi d’une de ses atteintes : crise d’épilepsie.

J’écris absolument de mémoire, sans monuments : tout ce qui garde le souvenir, témoignages des actions passées.


1 commentaire:

Maria Espinal a dit…


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